Cabinet osteopathe Paris 16eme
Stéphane LEROUX ostéopathe D.O. Porte de St-Cloud à Paris 16ème arrondissement Consultations en cabinet Urgences assurées

Suivi médical ou suivi ostéopathique ?

La question est posée lorsque l’on consulte son médecin et également un ostéopathe pour un même motif et qu’une impression de « contradiction » ou « d’opposition » entre ces deux approches thérapeutiques est ressentie par le patient.

Avant tout, sachez que la référence est la même pour tous les professionnels de santé, à savoir la science médicale, précisément la pathologie justifiant le(s) symptôme(s). Mais le descriptif pathologique ( = qu’est-ce qui fait mal ?) n’est pas exclusif et doit être développé. On parle alors de processus physio-pathologique ( = pourquoi ça fait mal ?). Au travers du descriptif détaillé de ce processus il faut comprendre qu’il y a une part « fonctionnelle » et une part « organique » ou modification tissulaire/biologique. L’approche de la médecine traditionnelle étant plutôt organique, celle de l’ostéopathie sera fonctionnelle (le médecin traitera plutôt avec des médicaments et l’ostéopathe avec ses mains), ce qui justifie la prise en charge très souvent multi-disciplinaire surtout pour les motifs pour lesquels on consulte l’ostéopathe en général.
La prise en charge « fonctionnelle » de l’ostéopathe, par rapport à la prise en charge « organique » du médecin ne veut pas dire que l’ostéopathe va poser ses mains sur la zone tissulaire atteinte organiquement et, au contraire, user de contre-indications dans le cas, par exemple, d’une inflammation. Ceci de manière évidente. Dans le cas où il n’y a pas d’examen radiologique l’ostéopathe, grâce à l’anamnèse et l’examen clinique, suspectera l’atteinte organique et la manipulation de cette zone spécifique sera toute autant contre-indiquée. Même chose en cas de doute.

Prenons un exemple concret : un patient consulte pour une sciatique à la fois son médecin et son ostéopathe. Le traitement médical anti-inflammatoire s’accompagne d’un examen radiologique (Radio/IRM/Scanner) et montre l’existence d’une hernie discale. L’ostéopathe va bien évidemment ne pas toucher à cette hernie mais va plutôt l’interpréter comme la conséquence d’une contrainte (ou compensation) sur cette zone lombaire à cause d’autre chose. Les lombaires s’adaptant à un bassin « vrillé » en raison d’un déséquilibre des pieds (séquelle d’entorse de cheville ancienne), le traitement sera celui de la cheville et du bassin afin de rééquilibrer les lombaires de manière « automatique » et donc de « décharger » la zone intervertébrale à savoir le disque intervertébral, ceci en position debout. Cela permettra bien sûr de ne pas continuer à abîmer le disque, ce qui était le cas depuis des mois ou des années. Cela permettra aussi de diminuer la « symptômatisation » de cette hernie pouvant être rapprochée du nerf sciatique de manière entretenue par le biais mécanique des 2 vertèbres entre lesquelles elle se situe. Cela peut diminuer également les phénomènes de remaniements tissulaires (inflammation, fibrose consécutive…). Ainsi les deux approches médicale et ostéopathique seront complémentaires et non « contradictoires » ou « opposées ».
Quant aux indications chirurgicales, elles se présentent généralement à la fin, après ces deux prises en charges.